Dans un composteur, on met tous les déchets organiques non traités qui se décomposent vite : épluchures, restes de fruits et légumes, marc de café, tonte de gazon, feuilles mortes, petits branchages, carton brun. On évite la viande en grande quantité, les litières de carnivores, les plantes malades, le bois traité et tout ce qui est plastique, verre ou métal. L’objectif est de nourrir les micro-organismes avec un bon mélange de matières « vertes » (riches en azote) et « brunes » (riches en carbone).
Si vous avez déjà ouvert votre composteur en vous demandant « Est-ce que ça, je peux le mettre ou pas ? », vous n’êtes pas seul·e. Entre les agrumes, la viande, les cendres ou encore les cartons, les conseils se contredisent souvent. Après plusieurs années de compostage en ville et au jardin partagé, je vous propose un guide clair, sans dogme, basé sur l’expérience de terrain et les recommandations d’organismes publics.
Comprendre la règle de base : équilibrer « vert » et « brun »
Pour savoir quoi mettre dans votre composteur, il faut d’abord comprendre ce que cherchent les organismes qui décomposent vos déchets. Ils ont besoin de trois choses : de la matière organique, de l’oxygène et un bon équilibre entre déchets riches en azote (les « verts ») et déchets riches en carbone (les « bruns »). Cet équilibre évite les mauvaises odeurs et les tas qui ne se décomposent pas.

On parle souvent d’un rapport carbone/azote autour de 25–30 pour 1 pour un compost idéal. Vous n’avez pas besoin de sortir la calculatrice : retenez simplement que les déchets humides (épluchures, gazon frais) ont besoin d’être compensés par des matériaux secs (carton, feuilles mortes, broyat de branches). En pratique, cela revient à ajouter une poignée de brun après chaque apport de vert.
Que mettre sans hésiter dans un composteur ?
Ces déchets sont les « valeurs sûres » de votre composteur. Ils se décomposent bien, nourrissent la vie du sol et, utilisés ensemble, donnent un compost riche qui sent le sous-bois.
Les déchets de cuisine qui vont toujours bien au compost
Les déchets de cuisine sont souvent la première source de matière pour un composteur domestique. La plupart peuvent y aller, à condition d’éviter les excès et de les mélanger correctement.
- Épluchures de fruits et légumes : pommes, carottes, courgettes, patates (épluchures), bananes, poires, etc. C’est le carburant principal de nombreux composts urbains.
- Fruits et légumes abîmés : même un peu moisis, ils sont parfaits pour le compost. Coupez-les simplement en morceaux si besoin.
- Marc de café et filtres en papier : riches en azote, ils sont très appréciés par les vers et les micro-organismes. Mélangez-les avec du brun pour éviter un bloc compact.
- Sachets de thé sans agrafe ni plastique : vérifiez que le sachet est en papier ou en fibre végétale, certains sachets modernes contiennent du plastique.
- Coquilles d’œufs écrasées : elles se dégradent lentement mais apportent du calcium et aèrent le compost. Écrasez-les grossièrement pour accélérer le processus.
- Pain sec en petits morceaux : à mettre en quantité modérée et bien mélangé pour éviter la moisissure compacte.
Pour limiter le gaspillage alimentaire à la source, vous pouvez combiner compostage et alimentation plus saisonnière. Par exemple, en cuisinant davantage de légumes de saison au printemps ou les légumes de saison en septembre, vous adaptez vos achats au climat et réduisez les restes, tout en gardant de parfaits apports pour le compost.
Les déchets de jardin qui structurent le tas
Les déchets de jardin apportent de la fibre et de l’air. Ils sont indispensables pour éviter un compost compact et asphyxié.
- Tonte de gazon : riche en azote, elle chauffe vite le tas. Ne la versez jamais en couche épaisse. Alternez toujours avec des matières brunes (broyat, feuilles mortes, carton).
- Feuilles mortes : elles apportent du carbone et de la structure. Les feuilles fines (tilleul, fruitiers) se décomposent rapidement.
- Petites branches broyées, brindilles : c’est le « broyat » idéal. Il aère le compost, retient l’humidité et nourrit la faune du sol sur la durée.
- Fleurs fanées, plantes annuelles arrachées : pensées, cosmos, tomates en fin de saison (non malades) peuvent rejoindre le compost.
- Mauvaises herbes sans graines : parfaites tant qu’elles n’ont pas monté en graines, pour éviter de « replanter » votre tas au jardin.
Pour rester cohérent avec la protection de la biodiversité, pensez à respecter les périodes de taille des haies, notamment pour éviter de perturber la nidification des oiseaux. Notre article sur la période idéale pour tailler sa haie détaille ce cadre légal et écologique.
Les matières brunes « maison » à ne pas oublier
Beaucoup de matières souvent jetées peuvent devenir des alliées précieuses pour équilibrer votre composteur.
- Carton brun non imprimé (sans film plastique ni scotch) : boîtes d’œufs, rouleaux de papier toilette, cartons de colis découpés en petits morceaux.
- Papiers non glacés : essuie-tout, mouchoirs en papier utilisés (sauf maladies contagieuses), serviettes en papier sans impression colorée.
- Paille, foin, litière végétale d’animaux herbivores (lapins, cobayes) : excellent apport combinant fibres et azote.
- Sciure et copeaux de bois non traité : à utiliser en petite quantité, car très riches en carbone.
L’Agence de la transition écologique (ADEME) rappelle que ces déchets représentent une part importante de nos ordures résiduelles et qu’en les compostant, on réduit significativement le volume de poubelle tout en restituant de la matière organique aux sols (ADEME).
Ce qu’on peut mettre… mais avec modération
Certains déchets peuvent aller dans le composteur, mais ils demandent des précautions. Ils se décomposent plus lentement, risquent de sentir mauvais ou d’attirer les animaux s’ils sont mal gérés.
Agrumes, ail, oignon : vraiment interdits ?
Non, les agrumes, l’ail et l’oignon ne sont pas des poisons pour le compost. En revanche, ils contiennent des substances qui peuvent perturber temporairement la microfaune s’ils sont en très grande quantité. La clé, c’est la diversité.
- Agrumes (épluchures d’oranges, citrons, pamplemousses) : mettez-les en petits morceaux et en mélange, surtout si vous faites du compostage en bac plastique ou du lombricompostage.
- Ail, oignon, échalote : aucun souci en petites quantités, intégrés au flux global de vos déchets de cuisine.
Si vous compostez en appartement avec un lombricomposteur, certaines associations de composteurs recommandent simplement de rester en dessous de 10 % d’agrumes dans le volume total d’apports, pour ménager les vers de surface.
Restes de repas, produits laitiers et viande
Les restes de repas sont techniquement compostables, mais ils posent deux problèmes : les odeurs et l’attractivité pour les rongeurs ou animaux errants. Il vaut mieux les composter dans un système bien maîtrisé (composteur fermé, bokashi) et en petites quantités.
- Restes de féculents (riz, pâtes, pommes de terre cuites) : compostables, mais à enterrer dans le tas et à couvrir de matière brune pour limiter les odeurs.
- Petites quantités de produits laitiers (fromage, yaourt) : possibles, mais à éviter si votre composteur est accessible aux animaux. Préférez les mettre au cœur du tas.
- Viande et poisson : ils se décomposent, mais ils sont très attractifs pour les nuisibles et peuvent sentir fort. En compost domestique de jardin, la plupart des collectivités déconseillent d’en mettre, ou alors en quantités minimes, bien enfouis et mélangés.
Si vous produisez régulièrement des restes de repas, vous pouvez combiner composteur de jardin et solutions anti-gaspi en amont (cuisine des restes, magasins spécialisés) pour réduire ce flux à la source.
Cendres de bois, coquillages et noyaux
Certains matériaux se décomposent mal mais peuvent améliorer la structure ou la chimie du compost s’ils sont utilisés avec parcimonie.
- Cendres de bois non traité : riches en minéraux, mais très basiques (elles augmentent le pH). Une fine poignée de temps en temps suffit. Évitez les cendres de charbon de barbecue ou de bois traité.
- Coquilles de fruits secs (noix, noisettes, amandes) : très lentes à se dégrader, mais utiles pour l’aération. Écrasez-les si possible.
- Coquillages, gros noyaux : ils peuvent finir dans le compost, mais resteront longtemps visibles. Vous pouvez les tamiser ensuite ou les réserver à un coin « longue durée ».
Ce qu’il ne faut jamais mettre dans un composteur
Certaines matières ne se décomposent pas, libèrent des substances toxiques ou risquent de contaminer votre futur compost. Les éviter est essentiel pour préserver la qualité du sol et la santé.
Déchets non organiques et matériaux traités
Tout ce qui ne vient pas du vivant, ou qui a été lourdement transformé, n’a rien à faire dans le compost.
- Plastique, métal, verre : même en très petits morceaux, ils ne se biodégradent pas et finiront dans votre potager.
- Bois traité, panneaux agglomérés : ils contiennent des colles et des produits chimiques (formaldéhyde, solvants) qui peuvent polluer votre sol.
- Papiers et cartons glacés (magazines, prospectus brillants) : souvent recouverts de vernis ou de films plastiques.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) rappelle d’ailleurs que certains composés issus de matériaux traités peuvent s’accumuler dans les sols et entrer dans la chaîne alimentaire (ANSES).
Déchets dangereux pour la santé ou le compost
Ces déchets sont à bannir du composteur domestique, même si certaines installations industrielles peuvent les traiter à haute température.
- Litières de chats et chiens : elles peuvent contenir des agents pathogènes (toxoplasme, parasites) résistants, notamment si le compost ne monte pas assez en température.
- Excréments d’animaux carnivores : même problème sanitaire, surtout si vous utilisez le compost au potager.
- Plantes malades (mildiou, rouille, oïdium avancé) : dans un compost domestique, la température n’est pas toujours suffisante ni maintenue assez longtemps pour détruire les champignons pathogènes.
- Mauvaises herbes montées en graines : elles risquent de survivre et d’infester vos massifs lorsque vous utiliserez le compost.
- Cendres de charbon, cendres de bois traité : chargées de métaux lourds ou de composés toxiques.
- Mégots de cigarette, poussière d’aspirateur : mélange de microplastiques, polluants et résidus de produits ménagers.
Cas particuliers : composteur d’appartement, lombricomposteur et bokashi
Selon le type de composteur que vous utilisez, la liste de ce qu’on peut mettre change un peu. Les organismes en jeu ne sont pas les mêmes, et l’environnement (humidité, température, oxygène) non plus.

Dans un lombricomposteur
Le lombricomposteur repose sur le travail de vers de surface (vers épigés) qui transforment vos déchets en un compost très fin. Ils sont efficaces, mais plus sensibles que la faune d’un composteur de jardin.
En général, les associations spécialisées et les collectivités qui distribuent des lombricomposteurs recommandent :
- À mettre volontiers : épluchures de fruits et légumes, marc de café, filtres, sachets de thé vérifiés, carton brun, pain sec, fleurs fanées.
- À limiter fortement : agrumes, ail, oignon, aliments très salés ou très épicés, restes de plats en sauce.
- À éviter : viande, poisson, produits laitiers, grandes quantités de féculents cuits, huiles et matières grasses.
Les vers respirent par la peau et ont besoin d’un environnement plutôt neutre et humide. Trop de matières acides ou grasses les stressent et peuvent provoquer leur fuite ou leur mortalité.
Dans un composteur de jardin classique
Dans un composteur de jardin fermé ou en tas, la faune est plus variée : vers, collemboles, cloportes, bactéries, champignons. Le système est plus tolérant, mais il reste quelques limites.
- Vous pouvez intégrer davantage de diversité : petites quantités de restes de repas, agrumes, coquillages, fientes d’animaux herbivores.
- Assurez-vous de bien mélanger les apports riches en azote avec du brun pour éviter le compactage et les mauvaises odeurs.
- Évitez les gros apports ponctuels : par exemple, ne videz pas 4 kg de tonte d’un coup sans compenser.
Avec un seau bokashi
Le bokashi n’est pas du compostage classique : c’est une fermentation anaérobie (sans oxygène) grâce à des micro-organismes efficaces. Il permet de traiter pratiquement tous les déchets de cuisine.
- Vous pouvez y mettre : restes de repas, viande, poisson, produits laitiers, féculents, fruits, légumes, agrumes, etc.
- Vous ne mettez pas : gros os, liquides, huile en grande quantité.
- Le contenu du bokashi doit ensuite être enterré ou intégré dans un composteur de jardin pour terminer sa transformation en humus.
Ce système est particulièrement intéressant en habitat dense, où il n’y a pas toujours de point de compost collectif. Plusieurs collectivités le recommandent aujourd’hui comme complément au compostage classique.
Comment savoir si on a mis les « bons » déchets ?
La meilleure façon de vérifier si vous alimentez bien votre composteur, c’est d’observer et de sentir. Un compost en bonne santé donne des signaux très lisibles.
Les signes d’un compost qui fonctionne bien
Un compost équilibré se reconnaît facilement, même si vous débutez.
- Odeur de sous-bois : une odeur de terre, de forêt, parfois légèrement sucrée. Jamais une odeur de putréfaction ou d’œuf pourri.
- Aspect grumeleux en surface : les déchets commencent à se fondre ensemble, on ne distingue plus qu’à moitié leur forme d’origine.
- Présence de vie : vers, cloportes, mille-pattes, petites larves blanches de cétoines (insectes auxiliaires) sont bon signe.
- Légère chaleur au cœur du tas : en mettant la main au centre, vous sentez parfois une chaleur douce, preuve que la décomposition est active.
Les signaux d’alerte et comment les corriger
Quand le compost tourne mal, il envoie aussi des signaux. Souvent, il suffit d’ajuster la liste de ce que l’on met dans le composteur et la façon de l’ajouter.
- Odeurs fortes, pourries : trop de matières humides (tonte, restes de repas). Ajoutez du brun sec (carton, feuilles mortes, broyat) et aérez en brassant.
- Tas sec et inerte : pas assez de matières azotées. Ajoutez des épluchures, tonte fraîche, marc de café, et un peu d’eau si tout est très sec.
- Beaucoup de moucherons : déchets de fruits laissés en surface. Enterrez les apports frais et couvrez-les de matière brune. Si le problème persiste, vous pouvez suivre nos conseils détaillés pour éliminer les moucherons du composteur.
- Présence de rats ou de souris : restes de viande, d’os ou de plats très odorants. Arrêtez ces apports, renforcez le couvercle ou le grillage de fond et privilégiez les déchets végétaux.
Organiser ses apports au quotidien : la méthode simple
Savoir quoi mettre dans son composteur, c’est une chose. Le faire au quotidien sans se prendre la tête, c’en est une autre. Une bonne organisation rend le geste aussi automatique que sortir le tri.
Dans la cuisine
Installez un petit seau ou un bioseau dédié, idéalement avec un couvercle. Placez-le là où vous cuisinez, pour y jeter directement épluchures, marc de café et restes de fruits.
- Videz-le tous les 1 à 3 jours dans votre composteur, selon la température et les odeurs.
- Découpez les déchets volumineux pour accélérer le processus.
- Gardez un carton brun à portée de main pour ajouter quelques morceaux à chaque vidage.
Au composteur
Chaque fois que vous ouvrez le composteur, adoptez un petit rituel :
- Enterrez les déchets frais au moins quelques centimètres sous la couche supérieure.
- Couvrez-les systématiquement avec de la matière brune (feuilles, broyat, carton).
- Brassez de temps en temps avec une fourche ou un aérateur pour faire entrer de l’oxygène.
Ce geste simple suffit à garder un compost bien équilibré, sans mémoriser des listes interminables.
FAQ : questions fréquentes sur « composteur, quoi mettre ? »
Puis-je mettre des agrumes dans mon composteur ?
Oui, vous pouvez mettre des agrumes dans votre composteur, mais en quantité raisonnable et en les mélangeant bien. Coupez les épluchures en petits morceaux et évitez qu’elles représentent la majorité des apports, surtout en lombricompostage. Dans un composteur de jardin, elles ne posent pas de problème particulier si vous conservez la diversité des déchets et une bonne aération.

Les restes de viande et de poisson sont-ils compostables à la maison ?
Ils sont compostables d’un point de vue biologique, mais rarement recommandés dans un composteur domestique. La viande et le poisson attirent les rats, les renards ou les chiens du quartier, et peuvent générer de fortes odeurs si le tas est mal géré. Mieux vaut les éviter dans un composteur de jardin classique et les réserver, éventuellement, à un seau bokashi ou à une filière de biodéchets organisée par votre collectivité.
Que faire des coquilles d’œufs ?
Les coquilles d’œufs sont de bons candidats pour le composteur. Elles se dégradent lentement, mais apportent du calcium et améliorent la structure du compost. Écrasez-les grossièrement entre vos mains ou avec un rouleau à pâtisserie avant de les ajouter. Vous les verrez parfois réapparaître dans le compost mûr, sans que cela pose problème pour vos plantations.
Est-ce grave si j’ai mis des plantes malades dans mon compost ?
Si vous avez mis quelques plantes légèrement atteintes, le risque reste limité, surtout si vous n’utilisez pas le compost sur des cultures sensibles. En revanche, des végétaux très malades (mildiou avancé, rouille) peuvent survivre dans un compost qui ne chauffe pas assez. Si vous avez un doute, laissez mûrir le compost plus longtemps, utilisez-le plutôt au pied d’arbustes ornementaux, et à l’avenir jetez ce type de plantes avec les déchets verts de la collectivité plutôt qu’au composteur domestique.
Comment savoir quand mon compost est prêt à être utilisé ?
Un compost mûr a une couleur brun foncé, une texture grumeleuse et une odeur de terre de forêt. On ne reconnaît plus les déchets d’origine, sauf quelques éléments durs (coquilles, petits morceaux de bois). Selon la saison, la taille de vos apports et votre fréquence de brassage, ce résultat arrive en 6 à 12 mois. Vous pouvez tamiser le compost pour séparer les éléments bien décomposés de ceux qui ont besoin de retourner au composteur pour un second cycle.
Pour aller plus loin : faire du compost un geste climatique
Choisir ce que l’on met dans son composteur, c’est déjà agir sur la qualité de son sol, mais aussi sur le climat. En détournant les biodéchets de l’incinération ou de l’enfouissement, on évite des émissions de gaz à effet de serre évitables. Vous pouvez mesurer l’impact global de vos gestes quotidiens, compostage compris, avec des outils comme ceux présentés dans notre guide sur les gestes climats et l’empreinte carbone.
La prochaine fois que la question « composteur, quoi mettre ? » vous traverse l’esprit, pensez simplement à ces trois filtres : est-ce organique ? est-ce sain pour le sol ? est-ce équilibré par rapport au reste ? Avec cette boussole, votre compost deviendra en quelques mois un allié discret mais puissant pour un mode de vie plus sobre et plus fertile.